Ce que les recruteurs en ergothérapie recherchent
Les responsables du recrutement évaluent les ergothérapeutes sur leur permis d’exercice (OTR/L), leur spécialisation (pédiatrie, gériatrie, réadaptation neurologique, main), leur charge de patients et les résultats fonctionnels obtenus. Le permis actif est le premier filtre.
Ils recherchent la capacité à évaluer les capacités fonctionnelles, concevoir des plans de traitement individualisés et mesurer les progrès vers l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Les ergothérapeutes qui démontrent des résultats d’indépendance fonctionnelle sont les plus valorisés.
Guide de rédaction du CV
Résumé professionnel
Mentionnez votre titre, votre spécialisation, vos années d’expérience et votre résultat le plus significatif.
Exemple : « Ergothérapeute certifiée OTR/L avec 6 ans d’expérience en réadaptation neurologique. Gère une charge de 30 patients/semaine dans un centre de réadaptation. 88 % des patients atteignent leurs objectifs d’indépendance dans les activités de la vie quotidienne. »
Expérience professionnelle
Décrivez les populations servies, les évaluations réalisées, les traitements prodigués et les résultats fonctionnels.
Faible : « A fait de l’ergothérapie avec des patients. »
Fort : « A géré une charge de 30 patients/semaine en réadaptation neurologique post-AVC, utilisant des techniques de rééducation cognitive et de réentraînement aux AVQ, avec un taux d’indépendance fonctionnelle de 88 % à la sortie. »
Compétences
Organisez en Évaluations, Interventions et Spécialisations.
Compétences à mettre en avant
Compétences cliniques : évaluation fonctionnelle, activités de la vie quotidienne (AVQ), rééducation cognitive, réadaptation neurologique, rééducation de la main, adaptation du domicile, prescription d’aides techniques, intégration sensorielle (pédiatrie), prévention des chutes
Évaluations : FIM, COPM, Barthel Index, MMSE, évaluation de l’environnement domiciliaire
Systèmes : Net Health, WebPT, Cerner, Epic Rehab, systèmes de documentation clinique
Conseils pour le CV
- Mettez votre permis et vos certifications en premier. OTR/L et les certifications de spécialité (CHT, SCLV) doivent être visibles.
- Quantifiez votre charge de patients. Patients/semaine, avec le type de population et la complexité des cas.
- Montrez les résultats fonctionnels. Taux d’indépendance, scores FIM à l’admission vs à la sortie, atteinte des objectifs — les résultats prouvent votre efficacité.
- Précisez vos spécialisations. Pédiatrie, main, neurologie, gériatrie — chaque spécialisation a ses outils et méthodes spécifiques.
- Incluez les adaptations et aides techniques. La prescription et l’adaptation d’équipements sont des compétences clés de l’ergothérapie.
- Restez sur une à deux pages. La concision est la norme.
Erreurs courantes
- Permis manquant : erreur éliminatoire.
- Confusion avec la kinésithérapie : l’ergothérapie se concentre sur l’autonomie fonctionnelle et les activités quotidiennes, pas uniquement sur la rééducation physique.
- Pas de résultats mesurables : les résultats fonctionnels sont le critère d’évaluation principal de l’efficacité en ergothérapie.
- Descriptions trop génériques : précisez les pathologies, les populations et les techniques spécifiques.
Questions fréquemment posées
MOT vs OTD : lequel mettre en avant ?
Les deux diplômes permettent l’exercice. Le OTD (doctorat) est de plus en plus courant. Mentionnez votre diplôme le plus élevé.
Comment se spécialiser sur son CV ?
Mettez en avant les formations continues, les certifications de spécialité et les cas cliniques correspondant à votre domaine cible.
L’expérience en milieu scolaire est-elle valorisée pour les postes hospitaliers ?
C’est un environnement différent mais les compétences d’évaluation et de planification de traitement sont transférables. Mettez en avant les parallèles.